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ITER

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Bernard Bigot, directeur général d’ITER Organization

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The ITER logo is used here by courtesy of the ITER Organization.

pour en savoir plus
www.iter.org

Qu’est-ce qui vous a conduit à être présent dans le pavillon français de l’EXPO 2017 ?

L’accord international qui a permis de mettre en place le programme ITER a été signé par sept pays ou groupe de pays : la Chine, l’Union européenne (dans le cadre d’Euratom), l’Inde, le Japon, la République de Corée, la Russie et les Etats-Unis.

En 2005, ces sept partenaires – les « Membres d’ITER » – ont décidé à l’unanimité de construire l’installation ITER dans le sud de la France, à une trentaine de kilomètres au nord d’Aix-en-Provence. Le chantier s’est ouvert en 2010 et ce sont plus de 1 500 personnes qui sont aujourd’hui mobilisées par la construction des bâtiments et des installations annexes destinés au plus grand tokamak jamais réalisé. Deux années de travail sont encore nécessaires pour finaliser le bâtiment principal (Tokamak Building) et lancer les activités d’assemblage de la machine.

La France participe à ITER en tant que membre de l’Union européenne. En tant que « pays hôte », elle joue en outre un rôle particulier. Elle a notamment souscrit un certain nombre d’engagements, au nombre desquels la mise à disposition du site et la réalisation des travaux préparatoires (défrichage, nivellement, clôture, réseaux d’alimentation en eau et en électricité) ; adaptation du réseau routier au transport des pièces lourdes d’ITER ; création d’une école internationale pour les enfants des employés d’ITER ; prise en charge de la phase de désactivation et de démantèlement de l’installation.

La présence d’ITER Organisation dans le pavillon français de l’EXPO 2017 témoigne de la relation particulière entre la France et le programme ITER.

Quelles innovations allez-vous présenter à l’EXPO 2017 ?

Dans la longue marche vers la maîtrise de l’énergie de fusion, ITER marque l’étape décisive entre les machines expérimentales d’aujourd’hui et les centrales électrogènes de demain. ITER doit confirmer la faisabilité des systèmes de confinement magnétique à grande échelle, indispensables pour la production massive d’énergie – et ce, dans une perspective de paix.

ITER sera la première installation de fusion capable de produire un plasma en ignition, autoalimenté, et par là-même la première à fournir une production nette d’énergie. Ce sera également la première installation qui génèrera des plasmas de longue durée ; et la première à tester, à l’échelle d’un réacteur, l’intégration des technologies, des matériaux et des conditions physiques nécessaires à la production d’électricité.

La complexité et les exigences d’ITER ont déjà poussé tout un ensemble de technologies de pointe vers de nouveaux niveaux de performance – nous en présenterons quelques exemples à l’EXPO 2017.

Quelle est votre perception du Kazakhstan ?

Le Kazakhstan est un pays étonnant – et ce, de multiples façons. C’est un pays riche en ressources naturelles. C’est également un pays engagé dans la recherche sur la fusion, qui dispose d’un petit tokamak. Dans un passé récent, le Kazakhstan a manifesté son intérêt pour une participation à ITER – nous espérons que cette démarche pourra se concrétiser dans un proche avenir.

Le Kazakhstan présente également un grand intérêt pour ITER et pour la fusion parce qu’il dispose de vastes ressources en béryllium. Dans la mesure où le plasma au cœur de la machine sera porté à la température de 150 millions de degrés, la nature des matériaux « face au plasma » est déterminante pour le succès de notre entreprise. De par ses propriétés physiques uniques (faible contamination du plasma, faible rétention du combustible), notre choix, pour les éléments de couverture de la première paroi de la chambre à vide, s’est porté sur le béryllium, associé au cuivre de haute résistance. également la première installation qui génèrera des plasmas de longue durée ; et la première à tester, à l’échelle d’un réacteur, l’intégration des technologies, des matériaux et des conditions physiques nécessaires à la production d’électricité.

Interview du 1er Novembre 2016.

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